Texte à méditer :  Ecoute le silence...  
Spécial !

Laisse le silence

te pénétrer.

Ne parle pas.

Ecoute le silence.

Il contient l’Infini.

Quel que soit le nom

que tu puisses donner

à cet Infini,

de Lui découle

la source d’eau vive

qui irrigue

toutes les parcelles

de ton âme.

Ne parle pas…

Ecoute le silence…

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Communiqués - Communiqué 2017/02
Offrande musicale, Rompon
Communiqué 2017-2
 
Les deux concerts de Pentecôte à la chapelle du Vieux Rompon, les samedi 3 et dimanche 4 juin prochain à 20h30 samedi et à 17h00 le dimanche, verront le pianiste Daniel Spiegelberg assurer deux programmes de récital différents.

Les traditionnelles pièces de Bach, dont Jeanne Bovet encadrait autrefois chacun des concerts, sont restées dans les pratiques de chacun des musiciens à Rompon. Cette fois, Daniel Spiegelberg les a intégrées aux programmes : Samedi le prélude et fugue en do dièse majeur BWV 872, qui appartient au deuxième volume du Clavier bien tempéré. A ce moment de de sa vie, Bach est à Leipzig. Le prélude et fugue qui clora ce premier concert est en ré. C’est que Bach, de demi-ton en demi-ton, fait tout le cycle diatonique de la gamme et « monte » à chaque double composition de ce recueil.

Entre temps, on entendra l’Isle Joyeuse de Claude Debussy, composée entre 1903 et août 1904 et inspirée du tableau du peintre Watteau, du Pèlerinage de l’Isle de Cythère. Selon certains, la pièce reflèterait la joie du triomphe solaire de l'amour de Claude et d’Emma Bardac. Pour la petite histoire, Emma et Debussy se marient le 20 janvier 1908 à Paris. Ils ont une fille, Claude-Emma (née le 30 octobre 1905), surnommée 'Chouchou', à qui il dédicace Children's Corner composé en 1909. La brève introduction sur un trille est suivie d'un divertissement sur un rythme de habanera ; puis se développe une longue phrase voluptueuse, qui se termine sur un final très vif et brillant. Debussy s'engage dans un univers sonore nouveau avec notamment l'utilisation importante de la gamme par tons et le recours à de nouvelles couleurs musicales.

Les Thèmes et Variations de Fauré ne sont pas là dans ce programme par le pur des hasards : Gabriel a été l’amant de cette Emma avant Claude. La pièce précède cependant cette relation amoureuse. Le Thème (quasi adagio en ut dièse mineur) est une Marche funèbre en rythmes pointés. Suivent ensuite 11 variations ;  I: thème exposé à la main gauche. variation II: Accélération du tempo, changement de mesure variation III: Syncopes et chromatisme, variation IV: Nouvelles figures pianistiques, variation v,  variation VI (moto adagio), variation VII: dialogue dramatique, Variation VIII: Interlude paisible, variation IX: quasi adagio enharmonique, Variation X: Scherzo (allegro vivo à 3/8), Variation XI: Épilogue, andante moto moderato, espressivo à quatre voix en ut dièse mineur. On est là au cœur du postromantisme français.

Michel Cardinaux est un compositeur aux compétences et intérêts multiples. Il est un ancien élève de Christine Sartoretti, à l’Ecole sociale de musique de Lausanne que dirigeait Olivier Faller jusqu’il y a peu… Les chemins se recroisent de manière étonnante parfois… Son Insectarium est un ensemble de vingt-quatre pièces au total. Michel Cardinaux pourrait également se définir comme un "passeur de savoirs", mu par le désir de faire connaître la musique classique aux enfants. Il est en effet l'auteur des neuf tomes des aventures de Super Presto et [de son chat] Moderato, partant, avec leur diapason magique, à la rencontre des grands compositeurs.

Robert Schumann compose  les huit novelettes dans la tourmente de la séparation d’avec sa bien-aimée Clara (imposée par le père de Clara, Friedrich Wieck). Elles forment un cycle de pièces beaucoup moins connu du public, et moins souvent joué que ses contemporains les Scènes d’enfants et les Kreisleriana, sans doute en raison de sa durée (ce cycle peut constituer un programme entier de concert à lui-seul) et des prouesses techniques et de résistance physique qu’il demande à l’interprète. Mais les Novellettes, organisées sur un plan tonal très élaboré, s'appuient sur le principe du rondo avec refrain et couplet. Elles sont aussi des œuvres « à multiples tiroirs », renfermant des citations, des allusions, des ambiguïtés, donc, à priori plus difficiles d’accès. C’est la 8è qui est jouée ce jour.

 

Dimanche verra à nouveau le cadre des Préludes et fugues du 2è cahier en tête et fin de programme.

Jean-Jacques Werner est un compositeur et chef d'orchestre français, né à Strasbourg.  La musique s’inscrit, pour lui, dans le champ de l’humanisme que nourrissent sa spiritualité, son amour de la littérature et sa complicité avec les poètes. Ceux-ci génèrent mélodies, cantates et ouvrages lyriques. Ils fécondent aussi une réflexion dont toutes les pages instrumentales portent trace : les mouvements de l’âme, ses élans, désirs ou déchirures s’y ressentent. Les cris de la conscience, ses alarmes ou ses plaintes sont traduits en une langue vigoureuse, colorée de traits incisifs ou d’envolées persuasives.

Daniel Spiegelberg fait alterner des pièces variées avec des 4 Ballades de Chopin, dont la première composée en 1831 et 1835 à Vienne et Paris, et éditée en 1836 sous le titre d'éditeur « La favorite » car  c'est la ballade préférée de Chopin, qui plaisait également beaucoup à Schumann. Liszt voyait en elle une « odyssée de l'âme de Chopin », ballade au ton majoritairement plaintif mais sans mièvrerie aucune. Elle sonde tous les sentiments, bonheur, mélancolie, tristesse, allégresse, et passe de l'un à l'autre avec brio avant d'en  revenir au ton initial, sombre, grave et déchirant. Son exécution requiert une solide technique. Cette ballade connut un regain de popularité auprès du grand public à la suite de sa présence dans le film Le pianiste de Roman Polanski.

La deuxième est en fa majeur, op.38, Composée entre 1836 et 1839, à Nohant et Majorque, et éditée en 1840 sous le titre d'éditeur « La gracieuse ».  Elle est dédiée à Schumann, qui lui-même avait dédié ses Kreisleriana à Chopin. Ballade alternant rêveries douces et envolées sauvages et passionnelles : pleine de contrastes, il était logique qu'elle plaise énormément à Schumann, dont le langage musical en était empli.

La 3è est composée en 1840 et 1841 à Paris et Nohant, et éditée à Paris en 1841 et à Londres en 1842. Ballade différente des précédentes et de la suivante par son caractère chantant et sa fraîcheur poétique, même si comme de coutume chez Chopin on y discerne quelques éclairs ténébreux et des relents d'angoisse, effacés par la gaieté du final.

Enfin la dernière, composée en 1842 à Paris et Nohant-Vic, et éditée en 1843. Un des sommets de l'écriture harmonique de Chopin, et un des grands chefs-d'œuvre du répertoire pianistique romantique. Chopin y superpose deux thèmes, l'un triste et le second plus serein, en évitant tout antagonisme, on y retrouve l'alternance de sentiments divers traversés par un art absolu de la polyphonie.

Venez nombreux pour ces deux concerts d’exception dont la programmation est rare. Vous y serez accueillis comme toujours au jardin en fin de concert, avec l’artiste du jour, pour le bonheur de tous.

RMF

 

 
 

 


Date de création : 29/05/2017 @ 09:09
Dernière modification : 29/05/2017 @ 09:43
Catégorie : Communiqués
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